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Big Eyes

Article écrit par Culturemania le dimanche 12 avril 2015 à 12:12
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Les années 50 étaient une merveilleuse époque, pour les hommes. Cette histoire commence le jour où Margaret quitta son mari qui l'étouffait bien des années avant que le divorce devienne un phénomène de mode. On est en Californie, et Margaret roule avec ses toiles et sa fille en direction de North Beach, un quartier de San Francisco où l'on regarde l'art et où l'on écoute du Jazz en buvant ces nouveaux expressos le petit doigt tendu vers le ciel.


Réalisateur : Tim Burton

Cast : Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston

Nationalité : Américaine , Canadienne

Margaret va chercher un boulot, mais tout ce qu'elle sait faire, c'est peindre. A cette époque, on ne quittait pas son mari sans perspective d'avenir, papa travaillait, maman s'occupait des enfants et de la maison, et bonne chance à tous. On imagine qu'on est dimanche. Margaret dévoile ses toiles dans un parc au milieu d'autres artistes, un peu comme sur la place du Tertre à Paris. Elle croque les gens pour quelques petits dollars. Et c'est là qu'elle va rencontrer le colonel SS Hans Landa. Ah non, ici, il est monsieur Walter Keane.

C'est yeux sont des fenêtres donnant sur l'âme. C'est à travers ses yeux que j'exprime mes émotions. Je les ai toujours peint comme ça.

Alors pour la faire courte, il vont commencer à se parler et rapidement, vont aller au restaurant, et se marier. Si si, ça va tout aussi vite dans le film. Keane essaie comme un chien de se faire exposer, jusqu'au jour où un patron lui autorise de poser ses toiles dans le couloirs des chiottes de son restaurant. Mais au milieu de ses toiles des rues de Paris, il y en a une avec une fillette triste aux gros yeux. Et c'est celle-là qui va accrocher toutes les grosses huiles de la haute de San Francisco. Mais qui a peint ces toiles ? Eh bien c'est moi, monsieur Keane.

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Et voilà, la supercherie est en place. Elle est le talent, il est le nom et le sourire espiègle du commercial. Pour les ventes, il raconte aux gens qu'il est le peintre de tous ces enfants aux gros yeux. Et ça fonctionne du tonnerre. Tout le monde en veut, le pognon coule à flot, tout le monde vient pour voir ce que sont ces toiles. Ça marche tellement bien qu'ils ouvrent leur propre galerie où ils vendront même les photocopies des toiles. Offrez-moi encore un verre et je vous achèterai les cartes postales des affiches de vos toiles.

Ils se retrouvent pris au piège dans la spirale du mensonge. $5.000 avec une seule toile. On ne peut plus s'arrêter. Le pognon devant l'honnêteté, le nom devant la vérité. Nous ne sommes plus qu'une seule et même personne. Tout cela va durer des années jusqu'au procès que Margaret va imposer à Walter. Alors si le scénario est assez génial et vient d'une histoire vraie, j'ai eu un peu de mal avec le personnage de Walter Keane, comme si c'était trop, tout le temps. Ensuite, les ton pastels à la Tim Burton commencent sérieusement à me sortir par les yeux et j'en ai fini par me dire que j'aurai préféré lire cette histoire dans un bouquin plutôt que de la voir dans un film. Et puis je me suis demandé ce qu'aurait été ce film s'il avait été dans les mains des Frères Cohen.

Article écrit par Culturemania le dimanche 12 avril 2015 à 12:12

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