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Cinquante nuances de Grey

Article écrit par Culturemania le lundi 02 mars 2015 à 21:27
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Et oui, il l'a fait ! C'est pas beau ? Je vous avais déjà dit que vous seriez content de me connaître. Bon ceci n'est pas légion, mais je vais sûrement pas me faire beaucoup de copines dans les midinettes et de copains dans les baveux pré-adolescents. Ou alors tout au contraire, je vais créer une communauté où je pourrai mettre toute mon intelligence au service du mal. Car si je ne percerai jamais dans le bien, c'est peut-être sur la terre des ténèbres que j'ai toute ma place. Sauron, Voldemort, ça fait trop longtemps. La gloire n'a pas de hiérarchie pour celui qui l'attrape. Alors si vous le voulez bien, les forces du mal et moi allons vous parler de la rencontre entre Anastasia et Prince de Lu.


Réalisation : Sam Taylor-Johnson

Cast : Jamie Dornan, Dakota Johnson, Jennifer Ehle

Nationalité : Américain

Faisons vite les présentations, car elles n'ont que peu d'intérêt. Anastasia Steele est étudiante dans une école de journalisme prestigieuse, on s'en doute. Elle vit avec sa pote qui est malade comme une chienne alors qu'elle doit aller interviewer un monsieur très riche et très célèbre. Oh, mais elle ne va pas y aller le nez tout le rouge et la morve au menton si ? Eh non Simon, penses-tu ! Elle va y envoyer Anastasia pour jouer la remplaçante. L'idée ? Lui refourguer un vieux papelard avec les questions à poser, sans oublier de mettre une question vivifiante de blagounette en plein milieu. C'est déjà merveilleux. Où est la sortie ?

Au même titre que Bruce Wayne dans Batman, Prince de Lu, appelé dans le film Christian Grey, possède son propre building. Pour des raisons de mépris et de dédain, je continuerai jusqu'au bout à parler de lui sous le doux nom de Prince de Lu. Mais là où Bruce Wayne est un déglingo génial, Prince de Lu semble n'être qu'un sobre connard de pacotille qui aime jouer avec le pognon en disant bien sûr que tout ce qui importe pour cette tête de cul est d'éradiquer la faim dans ce putain de monde.
- Oh, eh, doucement sur les insultes.
- Je t'emmerde du con, je fais ce que je veux. Allez la suite !

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Anastasia arrive donc dans son immense bureau, immensément vide et froid, pour lui poser ses questions de merde. C'est donc parti pour du blabla, encore du blabla et des jeux de regards qui foutent la pauvre fille mal à l'aise. Prince de Lu joue déjà son dominant et cette pauvre Anastasia se laisse avoir au lieu de lui jeter ses excréments à la figure comme toute jeune fille normalement constituée aurait fait. Elle finira par s'en aller, mais on sait tous que cette histoire ne va pas en rester là.

- Quel suspense ! Tu le sens toi aussi ?
- De quoi ?
- Bin le suspense !
- Ah, euh, ouais. Euh, mais fait péter les chocolats quand même.

Alors la suite, c'est encore mieux. Elle a bien sûr son numéro de téléphone dans son portable et décide de l'appeler au moment même où elle allait le supprimer de ses contacts. Tu vois, le suspense, et bin il est là ! La pauvre fifille est bourrée dans un bar en train de faire la queue aux chiottes pour pisser comme vache qui pisse, et l'envie soudaine lui prend d'appeler le Prince de Lu ! Allô ? Allô ? C'est bien vous le roi des gâteaux ? Ah, non, je suis bourrée dans un bar en train de faire la queue pour aller pisser comme vache qui pisse ! Ni une ni deux, le Prince de Lu déboule pour la sauver de cette situation catastrophique qui n'est bien sûr jamais arrivée à personne. Direction l'hôtel, une bonne nuit de sommeil et quelques cachets te feront du bien. Mais attendez, car la suite est encore mieux !

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Pour leur première soirée, le Prince de Lu amène la belle non sur son cheval blanc mais dans son hélicoptère avec écrit "Grey" en lettres dorées. Houa ! Putain de quoi on a l'air maintenant nous à côté ? Euh, tu viens chérie, on va au MacDo du métro La Fouche, on a qu'a prendre la ligne 13, après 20h il parait qu'on peut de nouveau respirer sans caisson à oxygène. Bon donc le roi des chocos l'amène à Seattle pour (la) bouffer et lui présenter une partie de son domaine. Quand je dis domaine, je veux rentrer maintenant dans le vif du sujet. Car si jusque là ça a été chiant comme une partie de pêche avec permis, on peut espérer que le côté sexe-fouette-moi-attache-moi relèvera le tout comme de l’ammoniac dans un mojito. Prince de Lu va encore frapper. Il va lui montrer sa salle de jeux. Pas de X-Box ou de Super Nintendo mais un lit, un canapé de cuir rouge, et tout un étalage de fouets, martinets et de bouts de bois. OK, pourquoi pas, mais je sens qu'on va être bien loin de la puissance d'un Nymphomaniac de Lars Von Trier. C'est peut-être la gueule de premier de la classe de Prince de Lu qui me fait me dire ça. Mais je suis content, car la suite va me donner raison, et comme tout le monde, j'aime avoir raison.

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Nouveau suspense, on n'y tient plus ! Anastasia n'a jamais... enfin, jamais... mais si tu sais... elle n'a jamais.... Non ? Si. Non ? Nooooon ? Mais si, si j'te le dis. Le Prince va vouloir réparer cette "erreur" et va ensuite lui parler d'un truc qui m'a fait hurler de rire car ça m'a fait penser au contrat de colocation de Sheldon Cooper dans la série Big Bang Theory. Il va lui proposer un contrat de couple où il sera son dominant. Clauses, articles, alinéas, appendices, tout y est. Bien à elle d'accepter ou non ce contrat et de décider si oui elle a envie de se faire attacher au plafond avec des cordes de chez Brico Dépôt pendant qu'il lui scotche le cul avec un marti-fouet.
"Oh bin, ouais, allez, pourquoi pas" répondit la morue. Rigole pas, c'est pas si loin de la réalité. A part deux ou trois petits détails comme une gerbille dans l'cul, la midinette acceptera presque tout. Mais maintenant que cela fait 1h25 qu'on s'emmerde sur ces sièges inconfortables au possible, on a quand même envie de voir concrètement ce que tout ce cinéma peut donner bordel de merde ! Alors bouge pas, on y arrive, mais toi le pervers qui est dans cette salle de cinéma remplie de gens qui ont dû passer avec une fausse carte d'identité, tu vas être vite déçu. Pourquoi ? Et bin parce que c'est nul, y'a rien, ça dégage rien, aucun malaise, aucun dégoût, rien. Pourtant je m'attendais a être un minimum choqué après m'être encaissé tout ce bazar. Et bien non, même pas, ça passe comme une lettre à la poste, ou comme un suppositoire un soir d'été.
- Bon, alors on fait quoi ? On reste ?
- Je sais po. On continue un peu ?
- Tu crois que c'est bientôt terminé ?
- Tu veux savoir si elle va se barrer ou rester avec cette tête de cul ?
- Et si on décidait qu'on s'en fout et qu'on allait plutôt manger une crêpe au Nutella ?

4.50€ s'il vous plait. Ouille. Ça c'est de la torture. Et là y'a de l'émotion. Car comme disait Freud : Tu dois toujours payer en liquide, car tu dois pouvoir sentir les billets qui foutent le camp.


Article écrit par Culturemania le lundi 02 mars 2015 à 21:27

Commentaires

Mouahahahahaha! Partante pour une crêpe à la crème de châtaigne. D'abord parce que le Nutella c'est pas bon et pis y'a de l'huile de palme dedans! Et puis surtout parce que je veux que tu me racontes la suite, le suspens est insoutenable bordel!! Va-t-elle se rebeller un peu et lui cravacher la ganache??

Ecrit par Nana Scleunrk le lundi 11 septembre 2017 à 16:56

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