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Dheepan

Article écrit par Culturemania le dimanche 20 septembre 2015 à 20:47
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C'est la rentrée ! Il est grand temps de reprendre les bonnes habitudes et d'aller poser son cul sur les sièges des cinémas. Mais ce n'est pas sans condition. Il faut choisir un bon horaire pour éviter la foule, les bouffeurs compulsifs, les gosses, les mamies parfumées qui donnent la nausée, les scouts, les gens trop grands qui se mettent juste devant, etc. Vous le voyez, ce n'est pas une mince affaire. Beaucoup de gens essaient de reproduire le cinéma chez eux. Moi je m'efforce de reproduire mon chez moi au cinéma, c'est à dire sans les autres, juste une copine ou deux et les infrastructures proposées. C'est moins cher et ça demande une simple mais habile gymnastique. A nous le grand écran, le silence dans la salle et les rangées vides ! Et Dheepan dans tout ça ? J'y viens.


Réalisateur : Jacques Audiard

Cast : Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby

Nationalité : Française

On est sorti de la salle complètement hébétés. Pour la petite histoire, je n'avais pas trop regardé ce qu'était ce film, je savais simplement que c'était la dernière Palme d'Or du festival de Cannes. Et pour tout dire, je m'attendais à un documentaire. Toh ! Pas du tout, un vrai film, à la Timbuktu. Parfait.

Tout commence au Sri-Lanka, un petit pays au large de la pointe de l'Inde. C'est loin de chez nous mais c'est pas une raison pour fermer les yeux. C'était la merde là-bas aussi, faut croire que personne n'est épargné. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais en gros, les Tamouls ont lancé une guerre civile contre le gouvernement revendiquant un territoire indépendant au nord du pays peuplé par ces fameux Tamouls. Ça a chié pendant plusieurs années mais c'est censé s'être terminé depuis 2009 lors de combats inouïs. C'est dans cette situation que trois personnes vont se retrouver catapultés en France en tant que réfugiés sous la fausse identité de Dheepan le papa, Yalini la maman et Illayaal leur petite fille.

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"Dheepan avait 35 ans, sa femme avait 24 ans, et leur fille avait 9 ans. Ils sont morts il y a 6 mois."

Ils arrivent en France où on essaie tant bien que mal de leur trouver une situation d'intégration. Tu parles d'une solution. Les voilà dans une zone qu'on devine être ce qu'on appelle aujourd'hui les zones perdues de la République. On leur donne un logement minimaliste dans une barre d'immeuble où règne une sorte de guerre de gangs. Lui devient le gardien, elle sera une aide à domicile pour le vieux monsieur du dernier étage, et la petite ira à l'école pour apprendre le français dans une classe spécialisée. Ses faux-parents ne parlent pas un mot de français, alors c'est la merde pour comprendre et se faire comprendre. Mais petit à petit, ça semble se faire et puis le travail leur semble super bien payé (500 €...).

"C'est payé 500 € par mois. Fait semblant de ne pas être surprise ! Tu essaies encore de convertir en roupies ?"
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"Oh tu traces un terrain d'foot ? Tu l'as coupé au curry ou quoi ?"

Mais évidement, ça va dégénérer et le film prend une tournure d'une merveilleuse fureur ! Car les petits gangsters veulent jouer aux grands. Tant que leurs querelles restent entre eux, Dheepan s'en accommode, mais gare à celui qui mettra Illayaal ou Yalini en danger. On comprend vite que Dheepan a un certain potentiel de guerre, et que aussi gangster que tu sois, tu ne veux pas te retrouver face à lui, dans le camp ennemi. Peu importe le nombre, Dheepan a survécu a bien pire, alors bouchez-vous les oreilles et bloquez votre respiration parce que ça va déménager.

"No fire zone !! NO FIRE ZONE !!"
Article écrit par Culturemania le dimanche 20 septembre 2015 à 20:47

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