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Ed Gein

Article écrit par Culturemania le samedi 30 juillet 2016 à 19:55
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Prenez un monstre et faites-en une horrible histoire. Puis faites-en des cauchemars pendant une génération. Prenez un détraqué évadé de l'asile et faites-en une légende qui sera racontée par les campeurs autour du feu. Prenez une créature maléfique, une sorcière, un loup-garou, un démon, un vampire ou Satan en personne et vous aurez une histoire d'horreur. Mais là où tout bascule, c'est ici : prenez votre voisin et faites-en une histoire d'horreur. Prenez votre client habituel et faites-en des cauchemars. Prenez votre meilleur ami et découvrez son sous-sol rempli de cadavres suspendus à la peau arrachée. Prenez Edward Gein, le charmant habitant de la petite ville de Plainfield dans le Wisconsin.


Cast : Steve Railsback, Carrie Snodgress, Carol Mansell...

Réalisateur : Chuck Parello

Ça va pas trop mal, j'ai vu pire. Je me sens juste un peu nauséeux, ça me cogne dans la tête. Et puis il y a cette puanteur, cette odeur insupportable.

C'est bien ce qui ressort quand on regarde tous les documentaires sur Ed Gein. C'était le voisin gentil, serviable et incapable de faire du mal à une mouche. Il a gardé les enfants des autres, il était invité à manger par les voisins. Voilà. Et puis un beau jour, on découvre que ce gentil voisin inspirera l'industrie du cinéma d'horreur de Psychose à Massacre à la Tronçonneuse jusqu'au Silence des agneaux. Le petit truc d'Eddie, c'était d'aller traîner au cimetière pour récupérer la peau des cadavres fraîchement déposés. Toute personne ayant déjà exhumé un cadavre vous le dira : c'est toujours plus facile lorsque la terre vient juste d'être remuée. Et puis surtout, la décomposition n'est pas encore très avancée. Alors hop, la carcasse dans la camionnette, et en avant pour l'atelier de couture installé dans le garage de la maison familiale.

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Depuis que maman est morte, rien ne semble plus vrai.

Dans ce film, on découvre Eddie en tant que petit garçon élevé avec son grand frère Henry par la main de fer de leur mère Augusta, une luthérienne fanatique et le tesson de bouteille de leur père Georges. Augusta bourre le crane de ses deux garçons en leur expliquant que les femmes étaient des créatures infernales, des blasphématrices dégénérées. Loué soit le Seigneur. Eddie va alors vouer un véritable culte à sa mère. Mais elle mourra, et sa volonté devra être exhaussée. Ed porte la salopette et une casquette à carreaux rouges et verts. Et parfois, il va en ville chercher des affaires chez Colette ou encore boire un verre chez Marie. Il se fait aussi inviter chez Judith la femme obèse qui ne veut pas qu'il mange du porc en boîte toute la semaine. Son poulet au pois cassés est tellement bon, vous pouvez dresser le couvert.
Il y a eu d'autres films sur le sujet, mais celui-là a quelque chose de spécial, une vraie ambiance sordide, glauque. Et pourtant, Ed Gein semble attachant. C'est peut-être pour ça que ce film est si bien, il réussit à nous mettre à la place de tous ces gens de l'Amérique profonde que j'adore et qui ont côtoyé et apprécié Eddie avant d'apprendre quel était son passe-temps préféré.

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Et j'ai vu une femme, une bête écarlate lui servait de monture. Il avait sept têtes, et dix cornes sur chacune. Et la femme était vêtu d'étoffe de couleur pourpre. Dans sa main, elle tenait une coupe en or débordante d'abominations et d'infectes souillures issues de ses fornications. Et sur son front était inscrit : mystère, Babylone, la grande prêtresse !

Chez lui, dans la ferme de la famille, c'est un bordel monumental. Dans sa chambre, les lampes sont faites avec les colonnes vertébrales de cadavres. Les murs sont décorés de visages découpés et derrière la porte, quelques têtes pendent au bout d'une corde. Mais entrez et voilà le salon. Excusez-moi, c'est un peu le désordre. Il fait noir, mais les rideaux sont pourtant ouverts. J'aime bien lire les féroces chasseurs de têtes de la jungle. Mais c'est pas tout, j'aime bien aussi les histoires sur les cannibales. Et je viens d'acheter un bouquin sur les morts qui ressuscitent. Oh, la cuisine est là.

Ma mère était une sainte.
Article écrit par Culturemania le samedi 30 juillet 2016 à 19:55

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