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Godzilla

Article écrit par Culturemania le dimanche 09 novembre 2014 à 11:43
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On se souvient tous de la version de 1998 avec le vieillard dans son lit d’hôpital disant d'une voix de terreur : 'Goudzilla, Goudzilla'. On se souvient aussi de Jean Reno bouffant son chewing-gum mais surtout, on se souvient de cette super bestiole aussi radioactive que charismatique. On frémissait et on s'accrochait en voyant l'eau de l'océan se lever, laissant deviner l'arrivée de Godzilla à Manhattan, ce monstre qu'on n'avait encore jamais vu. L'affiche dévoilait seulement l'une de ses pattes au beau milieu des buildings. Alors en 2014, j'attend de ce Godzilla quelque chose de fou. Je veux en avoir plein les yeux, je veux passer par toutes les émotions. Et je veux voir la bête, brutale, monstrueuse.


Réalisateur : Gareth Edwards

Cast : Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Elizabeth Olsen, David Strathairn, Ken Watanabe

Joe et Sandra Brody vivent au Japon avec leur mioche, Ford. Les deux parents ont eut la bonne idée de bosser dans une centrale nucléaire. Bon, je vous passe l'histoire de la famille, il n'y en a pas. Joe repère des tremblements bizarres sur ses petits gadgets électroniques, mais évidement, personne ne veut le croire. Alors, c'est l'effondrement de la centrale nucléaire, où maman Brody va perdre la vie. Alors déjà, premier hic, c'est qu'on fait mourir une femme qu'on ne connait pas, donc, eh bien, sa mort passe comme une lettre à la poste. Ensuite, le gouvernement met la zone en quarantaine pendant de longues années, mais Joe sait que ce n'est qu'une mascarade pour y cacher quelque chose.

Et bien c'est là que tout dégénère. Car au lieu de voir un bon gros Godzilla qui explose le Japon avant d'aller aux USA, on viot une sorte de bestiole à la Starship Troopers. Car la chose cachée par le gouvernement Japonais est un MUTO (massive unidentified terrestrial organism ou mutant ultime terrestre d'origine inconnue). Ah Ok. Bon, et ce Muto a la particularité de niquer l'électricité. Si ton PC est allumé et que soudain il s'éteint, c'est peut-être un Muto qui passe, alors regarde par la fenêtre avant de râler. Et cette bestiole n'a franchement rien de bien intéressant. J'ai pas du tout accroché à cette histoire fumeuse, mais attend, c'est pas terminé, car un deuxième Muto existe, femelle ce coup-ci, et elle serait du côté de Las Vegas. Et ouais, les deux Mutos vont non-seulement communiquer, défoncer les casinos, mais surtout essayer de s'accoupler. Bon, et Godzilla, on le voit quand ? On y vient.

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On est maintenant dans la baie de San Francisco. Alors je vous passe aussi les séquences où on se croirai dans un documentaire pénible de James Cameron sur les fonds marins. Les Mutos sont là et la maman Muto a explosé San Francisco sans que film nous fasse ressentir ça comme une catastrophe. La population ? Rien, pas d'histoire personnelle qui nous ferai prendre conscience du coté dramatique de la situation. On voit plutôt du béton s'écrouler que des vies s'achever. Et pour les militaires qui tentent un plan foireux, ce n'est pas mieux. On s'y perd. Car ils essaient de transporter une ogive sur un train pour la faire exploser, et ensuite elle est sur un bateau, et puis on ne sait pas trop si leur plan a marché ou pas. Apparemment pas, mais bon. Et Godzilla arrive enfin, c'est pas trop tôt ! Mais pas dans un rôle de destruction, non, dans un rôle de protection. Alors ça m'a paru bizarre, mais en effet, le gros lézard peut avoir les deux casquettes dans son histoires cinématographique. Pourquoi pas donc, mais pourquoi je ne ressens rien ? Pourquoi même lorsque le fils Brody croise le regard du monstre, il n'en ressort rien ? Donc, maintenant que Papa est en ville, ces connards de Mutos vont enfin pourvoir se calmer. Y'a de la bagarre, mais toujours de très loin, et finalement pas si spectaculaire. Souvenez-vous de l'arrivée de Godzilla à Manhattan, la taille de sa patte sur le sol !! Bon sang, ça c'était impressionnant ! Cinéma ! Cinéma ! Là, eh bien c'est de la bagarre dans un tas de béton écroulé. Seule surprise, c'est lorsque Papa Godzilla se la joue dragon face à ses adversaires, ouais, ça c'était cool. Bon et puis l'ogive finit par exploser, mais loin. Puis la population restante, regroupée dans des stades, regarde avec effroi la carcasse de Godzilla à terre parce qu'il s'est prit un immeuble qui devait être trop lourd pour lui. Mais sa respiration reprend, et tel un prince dans un palais de Maharadjah, il quitte la ville pour retrouver les ténèbres des profondeurs. Godzilla, ce monstre sauveur de l'humanité.


Article écrit par Culturemania le dimanche 09 novembre 2014 à 11:43

Commentaires

Le vioc dans la version ricaine des années 90, autant que je me souvienne, le disait à la manière japonnaise, à savoir "Gojira, Gojira", héhé oui. Et si il se farcit d'autres bébètes mutantes, c'est parce que ça fait parti du délire de toute la saga de série B japonnaise d'origine. Mais bon, ça n'excuse rien lol.

Ecrit par Sowilo le samedi 15 novembre 2014 à 17:36

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