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The Wolfpack

Article écrit par Culturemania le samedi 16 janvier 2016 à 22:06
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Encore une découverte assez incroyable. C'est un documentaire qui raconte l'histoire improbable des six frères de la famille Angulo vivant à New-York dans l'espoir de s'envoler un jour pour la Scandinavie. Leur particularité ? Les garçons Bhagavan, Govinda, Narayana, Glenn, Eddie et Mukund et leur sœur ne sont jamais sortis de chez eux.


Réalisateur : Crystal Moselle

Genre : Documentaire, Biopic, Drame

Ils portent tous les cheveux longs. Leur père Oscar Angulo, un péruvien dévoué à Krishna confine sa femme et ses enfants afin de les protéger de cette société capitaliste de merde. Comme dirait une vieille dame : "Moi je suis anarchiste et je voudrais foutre en l'air toute cette société capitaliste de merde !". Je pense qu'elle s'entendrait bien avec Angulo. A cette époque, ils sont encore jeunes et leur passion commune est de réciter et rejouer les films qu'ils ont vu mille fois comme les films de Tarantino ou certains films d'horreur cultes. Les scènes sont jouées costumées dans les quelques pièces de leur appartement oppressant. Ils connaissent les dialogues par cœur et je ne peux m'empêcher de m'imaginer comme le septième de cette fratrie en train de réciter avec eux ces mêmes films que j'ai aussi vu mille fois. Pour l'école, c'est leur mère qui s'en occupe. Parfois, ils regardent par la fenêtre mais le plus souvent, ils regardent la télévision ou bien des DVD. Ils s'amusent à recopier les scripts des films, ligne après ligne et page après page, patiemment.

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"Mes parents ne nous ont pas toujours encouragés à communiquer avec la société. On a toujours vécu dans cet appartement de New York, dans le Lower East Side de Manhattan et on n'a jamais vraiment communiqué avec les gens."
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Ces gosses sont très loin d'être bêtes et n'ont pas l'air malheureux même si leur père se prend un peu pour une sorte de dieu. Ils savent faire des tas de choses, ont des réflexions très poussées sur beaucoup de sujets. Ils ont du temps libre, du vrai temps libre, chose qu'on ne connait plus. Et ce temps libre, ils le passent à lire, jouer, étudier et penser. Ils ne connaissent pas les mots 'Google', 'cool', 'mec'. Ils sont à la fois coupés du monde mais pourtant incroyablement conscients de ce qu'il peut s'y passer. Comme si la société était un mal impossible à réchapper. Mais un jour, Mukunda qui est l'un des grands frère va trouver le moyen de rouler son père dans la farine pour aller faire un tour dans la rue et découvrir ce qu'il s'y passe. Dans une autre tentative, il prendra ses frères avec pour prendre le train pour la première fois, aller au cinéma, voir la plage et peut-être se baigner.

"J'aime bien être le gars dont tout le monde dit : ce gars n'est jamais allé dans l'eau, ce gars n'a jamais enlevé ses chaussures."
Article écrit par Culturemania le samedi 16 janvier 2016 à 22:06

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