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Warm Bodies

Article écrit par Sowilo le samedi 27 juin 2015 à 18:41
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Aujourd’hui dans Toute une Histoire avec Sophie Davan, notre sujet : 'Depuis que je suis un zombie, je galère un peu avec les filles mais ça va changer'.  Un témoignage poignant qui montre que François Valéry n’avais rien compris à l’amour.


Réalisateur  : Jonathan Levine

Cast : Nicholas Hoult, Teresa Palmer, Dave Franco

Nationalité : Américaine

Ces dernières années, les zombies sont partout dans la culture pop. Plus ou moins différents de ceux du modèle de George Romero, porteurs d’angoisses sociétales également diverses, mais toujours intéressantes à comprendre. Malgré tout, on en a quand même mangé à toute les sauces. On ne peut plus dire que la horde de corps décomposés qui avance inexorablement en émettant toute sorte de râle soit une vision bien novatrice aujourd’hui. De ce fait, Warm Bodies finit la démystification en nous pondant une vraie comédie horrifique à l’eau de rose, mais avec des croûtes et des lambeaux.

Les premières minutes de Warm Bodies nous présente la vie de R, zombie et conscient de l’être, au milieu du monde dévasté à la posture classique du genre, avec les humains retranchés dans des villes fortifiées. Bien qu’ayant perdu ses souvenirs, R a gardé une pensée propre ce qui lui permet de nous parler avec lucidité des conditions de vie d’un zombie. Dès les premières minutes, le décalage est redoutable, original. Le quotidien d’un zombie, raconté comme ça, a de quoi rendre tout autre film du genre fendard si on y repense.

Seulement, un jour où R et ses copains grognant tombent une fois de plus sur quelques jeunes humains imprudents, R éprouve un cas de conscience de plus après avoir dévoré le cerveau d’un jeune homme. Avoir ainsi assimilé ses souvenirs l’empêche de se repaître de sa petite amie Julie, ici présente et à sa merci. En pleine fusillade et au milieu de cris en tous genres, c’est l’irruption de la musique pop rock mièvre qui va bien, et le moment de la rencontre entre R et Julie. Absurde et génial !

En suite, on aura droit à la love story classique, heureusement toujours aussi décalée par ce contexte. Un second degré et un humour qui éloigne directement Warm Bodies des vampires Biactols de Twilight, bien que le rapprochement serait tentant à première vue. Ici, on peut ouvertement prendre tout ça à la farce, sans moquerie aucune pour le film. On aura notamment droit à l’indispensable conversation avec la meilleure copine, celle qui doit avaliser le choix du prince charmant, sauf que quand il s’agit de nécrophilie ça devient plus intéressant… On fera aussi passer R par la case salle de bain, ou on ira le présenter au beau père militaire haut gradé de la résistance humaine (John Malkovich), qui n’est pas franchement branché mixité sociale. Je vous passe aussi la scène du balcon version R et Julie. Tout ça, sans gag débile, sans perte de crédibilité, en restant juste sur le comique des situations créées, avec tout de même un ton bien américain. On notera également quelques clins d’œil discrets à d’autres métrages zombiesques pour les amateurs.

Le n’importe quoi est bien rythmé, plaisant, pas trop crade non plus histoire de pouvoir accepter les ados au ciné. Du coup on pardonnera facilement le dernier tiers où l’amour vient sauver tout ce petit monde en détresse, ce qui s’avère moins drôle et saupoudré d’action un peu classique pour rattraper le coup. Mais bon, c’est pour chipoter, Warm Bodies assume son décalage et son cul entre deux chaises, ce qui en fait un très bon film à regarder avec une pizza, sans que ça ne soit dévalorisant pour lui.

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Article écrit par Sowilo le samedi 27 juin 2015 à 18:41

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