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From Dusk Till Dawn

Article écrit par Culturemania le dimanche 22 juin 2014 à 22:38
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Si le nom de Robert Rodriguez ne vous dit rien, c'est que soit vous connaissez ses films sans savoir que c'était lui aux manettes, soit que vous ne connaissez pas ses films. Dans le premier cas, je pense que les plus connus sont Desperado et Une nuit en Enfer. Oui oui, celui avec Georges Clooney et Tarantino. Dans le deuxième cas, ce n’est pas si grave, parce que si vous ne connaissez pas Robert, vous avez plus de chance de connaitre Tarantino, qui est un peu son pote d'Hollywood. Et si même là, vous n’y pompez toujours rien, et bien ce n'est toujours pas grave, car vous connaissez probablement des tas d’autres choses. Mais c'est encore mieux, car vous allez avoir la chance de découvrir ces deux bonhommes ici, mais surtout devant votre VOD ou à votre ciné-club préféré ! Pour l'instant, ici, on va se contenter de parler du dernier né de Robert, à savoir l'adaptation en série TV d'un de des meilleurs films qu'il ait réalisé : From Dusk Till Down. En français, ça donne Une Nuit En Enfer. Notion bourgeoise des traductions, surement.


Réalisateur : Robert Rodriguez

Distribution : D.J. Cotrona, Zane Holtz, Eiza González, Jesse Garcia, Madison Davenport, Brandon Soo Hoo, Robert Patrick

Nationalité : Américaine

Le film était l'histoire de la cavale sanglante et macabre de deux frères, Seth et Richard Gecko. Braqueurs de banques, ils font route vers le Mexique, poursuivit par la moitié des flics de l'Etat du Texas. Seth, le meneur et calculateur fait donc voyage avec Richy, son psychotique de frère. Sur leur route, ils vont rencontrer la famille Fuller et leur camping-car. Jacob Fuller a deux enfants, Kate et Scott. Et que de mieux comme couverture pour passer la frontière qu'un prêtre et ses marmots dans une maison roulante bon marché ? Cette cavalcade les mènera tout droit vers le Titty Twister à la rencontre de Carlos, leur contact sur place. Mais là-bas, une fois la nuit tombée, les gens qui peuplent les lieux se transforment en autre chose. Jusqu'à l'arrivée de la fille portant l'appellation la plus humble du patelin : Satanico Pandemonium. Yeah.

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Découvrant la série, je décide plutôt confiant de m'y lancer, voyant que c'est toujours ce bon vieux Robert qui s'y colle. La série débute sur deux Rangers faisant route vers la scène de la station-service. Ils ont des sales gueules, et c'est tant mieux. Mais ce qu'ils ne savent pas encore, c'est leur arrêt pipi va se transformer en bain de sang. On découvre ensuite la même scène, mais tournée du point de vue des deux frangins Gecko, qui avait décidé de faire halte dans la même station essence. Je dois dire qu'aux premiers abords, leur côté boy's band ayant perdu un membre et leur gueule pas franchement aussi charismatique que le couple Clooney & Tarantino m'a fait douter sur la crédibilité de la série. Mais bon sang me dis-je, ce bon vieux Robert est là, fait-lui confiance et attend un peu bon Dieu ! Et c'est ce que je fis, et je remercie encore le Seigneur de m'avoir laissé sur cette voie. Car si Seth ne m'a jamais vraiment convaincu, même après les 10 épisodes de la saison, Ricky a gagné sa place de maniaque lâché en liberté dans les terres hostiles du Texas.

"There's something wrong about your brother"
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L'extase est là lors des petits clins d'œil aux films de Tarantino, comme l'ouverture du coffre de la voiture comme dans la scène ou Vince et Jules rendent visitent aux bouffeurs de burgers. Et oh, en parlant de burgers, la présence d'un vrai Big Kahuna Burger est à signaler, un établissement de qualité. Mais c'est dans un motel que la famille Geckos rencontrera la famille Fuller. Jacob, joué par Robert Patrick (si si tu sais, le Terminator liquide, ou l'agent John Doggett dans X-Files) conduit son camping-car avec ses deux morveux à l'arrière. Ils sont dans une sorte de pèlerinage de remise en question après la mort accidentelle de la femme du pasteur Jacob et le refus de ce dernier de rester dans les ordres. Le ranger qui a survécu à la scène de la station-service refera son entrée, et croyez-moi, il n’est pas près de leur lâcher la grappe. Contre vents et marées, ce mec sera un vrai pitbull. Quelques coups de feu plus tard, Les Geckos et les Fuller ne forment plus qu'une seule grande famille en route vers la frontière mexicaine a bord du camping-car familial. Ricky continue à faire le taré, tandis que Seth essaie de gérer la situation. Mais plus la frontière arrive, et plus le stress augmente. Vont-ils traverser ? Vont-ils se faire chopper ? Allez, on connait tous la réponse. A ce stade-là, on est à la fin de l'épisode 5.

"Welcome To Mexico ! Last stop before HELL."
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Le Titty Twister se dessine devant eux, et promet des chicas, de l'alcool et encore des chicas. Tout ça avec des bikers, de la bagarre, et encore des chicas. Mais enfin, entrons ! On retrouve tout à fait l'esprit du film, tout est là. Mais c'est surtout là que tout bascule. L'histoire va changer, pour faire place à une guerre contre des vampires qui vouent un culte bien compliqué et que je ne vais pas essayer d'expliquer ici. Sachez jusque que si jusqu'à l'épisode 6, j'ai trouvé la série diaboliquement formidable, après, c'est une autre paire de manche. A partir de l'épisode 7, c'est la bagarre contre les vampires, la préparation de l'arsenal, l'arrivée du Ranger qui retrouve les deux frères, et ... et... et bien c'est beaucoup moins intéressant. L'action pure a fait la part belle à l'histoire, et tout devient un peu confus, mélangé, compliqué. C'est aussi là qu'on s'éloigne le plus du film d'origine, et c'est peut-être ça qui fait que la fin de la saison fonctionne beaucoup moins bien que le début. Alors certes, on voit du bon gros vampire, on voit Eiza González presque à poil une scène sur deux, mais passé la légère euphorie des 10 premières minutes, eh bien on se retrouve à regarder ses mails sur son portable, ou à aller nourrir le chat ou à aller pisser sans mettre en pause. Des signes très significatifs. Mais pour ne pas finir sur cette note sinistre et ainsi vous laissez penser que j'ai moyennement aimé cette adaptation, je vous dirai un truc tout simple : si vous aimez les gangsters, les prises d'otages, le Texas, la chaleur, la frontière, et que vous aviez adoré aller au Titty Twister, alors sachez qu'il n'y a qu'un moyen pour y retourner : regarder la série From Dusk Till Down !


Article écrit par Culturemania le dimanche 22 juin 2014 à 22:38

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