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The OA

Article écrit par Culturemania le lundi 02 janvier 2017 à 21:31
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Netflix m'a fait croire en lui avec Stranger Things. Cette série était passionnante, bien ficelée et l'univers purement génial. Les épisodes apportaient tous leur lot de mystères mais aussi de réponses et l'histoire de ces gamins faisait en plus penser aux Goonies ou à l'univers de Stephen King. 8 épisodes de pur bonheur. Avec The OA, c'est reparti avec de nouveau une saison courte de 8 épisodes. Enfin, c'est ce que je croyais. Car maintenant je suis vraiment énervé par cette série qui me laisse l'impression de m'avoir pris pour une truffe pendant 8 heures.


Créée par : Zal Batmanglij, Brit Marling

Cast : Brit Marling, Emory Cohen, Jason Isaacs

Diffusion : Netflix

J'ai lu quelques avis sur le net après avoir vu la fin du dernier épisode car vraiment, y'a un vrai malaise pour moi dans cette série. J'ai beau tourner le truc dans tous les sens, rien n'y fait. J'essaie de chercher, de fouiller, de comprendre là où finalement je pense qu'il n'y a rien à comprendre. Cette série se fout littéralement de notre gueule. Si je suis vraiment colère, c'est qu'il y a tant de choses géniales là-dedans que le gâchis est d'autant plus extrême. La petite ville, le groupe des 5, la vieille maison, les parents adoptifs, les expériences de mort imminente, le ravisseur. Tout est assez génial pour donner une histoire qui aurait dû l'être autant.

Encore en écrivant ces lignes je me demande ce que j'ai raté. J'ai vraiment un doute immonde de mal avoir regardé cette série ou encore de ne pas l'avoir regardé avec toute l'attention qu'elle méritait. Mais en lisant des avis journalistiques, mon doute s'est estompé. En effet, il y a sur le net toute une ribambelle de connards qui ont adoré le côté irréaliste, nouveau cinéma, new-way-to-work, le côté expérimental-fabulous. Cette même ribambelle de zouaves (qui n'ont peut-être même pas regardé la série) la décrive comme improbable et impénétrable mais pour le moins spectaculaire et qui rend hommage à l'amour et à la volonté humaine. Ces humanoïdes partent tous du principe que s'ils n'ont rien compris, c'est que ça doit être génial. A partir de là, j'ai su que mon opinion était la bonne. Car moi, si je ne comprend pas ou si je trouve un truc stupide, je n'ai pas la malhonnêteté de le masquer sous le voile d'un art inaccessible. Si je n'ai rien compris ou si j'ai trouvé ça nul ou décevant, c'est que ça l'est peut-être.

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Bon, de quoi ça parle ?
C'est l'histoire de Prairie Johnson. Petite, elle était Russe et s'appelait autrement, du moins, c'est ce qu'elle raconte. Lors d'un accident de bus, elle vit une expérience de mort imminente (E.M.I.), ou near death experience. C'est là qu'elle va voir les anges. Elle perdra alors la vue. Plus tard, elle se fera adopter aux Etats-Unis par couple de gens qui représentent les gens biens. Là encore, on s'attache à ces personnages qui collent parfaitement au rôle qu'ils ont à jouer. Mais Prairie va souhaiter retrouver son père et partira à sa recherche. Petite, elle jouait du violon (pas si bien que ça d'ailleurs). Alors c'est dans le métro de New-York qu'elle ira en jouer en espérant que son père l'entende. Au téléphone, elle avait l'habitude de lui jouer cet air qu'elle fera en boucle. Mais c'est un tout autre homme qui va la trouver, un homme qui va changer sa vie.

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C'est un fait son ravisseur, qui après lui avoir fait bouffer des frites et lui avoir parlé de son EMI veut lui montrer sur quoi il travaille. Le brigand fait des expériences sur la mort. Et il se trouve que les gens qui ont connu une EMI sont plus réceptifs. Là, dans la cave isolée se trouve d'autres personnes. Au total, ils seront cinq à vivre des années et des années comme des plantes qu'on élève sous une serre. Ça devient confus ? Mais non, c'est pas ça le problème. Le problème, c'est la suite. Car lorsqu'ils meurent, ils "voient" des choses, des mouvements qui sont un enchaînement de gestes qui moi m'ont fait penser à la fusion de Dragon Ball Z. Ces gestes sont primordiaux car ils pourront faire face à un grand mal. Alors là, on se met à rêver : quel est ce grand mal ? Quel est le destin fabuleux de ces personnes ?

Je ne vous ai pas encore dit le plus important. Le plus important là-dedans, c'est que Prairie raconte sa propre histoire à 4 autres personnes dans le grenier d'une maison inhabitée. Et elle va transmettre à ces 4 autres personnes les gestes, les mouvements divins. Car ils vont devoir combattre le mal, voilà pourquoi ils sont tous là. Le côté divin de Prairie est crédible du fait qu'elle a retrouvé la vue. Bon. Mais il se trouve que tout ce qu'elle raconte serait en fait faux. Elle invente, elle s'est inspirée de bouquins. Voilà, tant de choses sont bonnes là-dedans mais tout est gâché par le sens global de l'histoire, le scénario général qui ne tient pas debout. On vous raconte une histoire qui pourrait être géniale, qui ne l'est pas, et même si elle l'était, on vous fait comprendre que de toutes façons, elle est fausse et que tout est un gros bobard.

Dans toutes les petites choses qui sont géniales mais gâchées par l'impression générale, ma préférée est ce moment où un gardien lit à Prairie le poème gravé sur une plaque au pied de la Statue de la Liberté. Voilà une partie traduite puis l'intégralité du poème en question :

Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres,
Envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres,
Les rebuts de vos rivages surpeuplés
Envoyez-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte,
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !
Not like the brazen giant of Greek fame
With conquering limbs astride from land to land;
Here at our sea-washed, sunset gates shall stand
A mighty woman with a torch, whose flame
Is the imprisoned lightning, and her name
Mother of Exiles. From her beacon-hand
Glows world-wide welcome; her mild eyes command
The air-bridged harbor that twin cities frame,
"Keep, ancient lands, your storied pomp!" cries she
With silent lips. "Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore,
Send these, the homeless, tempest-tost to me,
I lift my lamp beside the golden door!"

- Le Nouveau Colosse, Emma Lazarus

Spoiler Alert à partir d'ici.

Vraiment, tout ça pour ça ? Tout ça pour arrêter un tueur qui se rejoue un Columbine ? La scène de la cafétéria du dernier épisode est un immense malaise. Ils ont fait tout ça pour contrer un gamin avec un gun ? C'est TOUT ??? Alors c'est peut-être qu'à notre époque et surtout aux USA, ce genre de drame est devenu tellement banal qu'il en est devenu normal. Et puis franchement, le tueur a l'air d'en avoir rien a foutre de leur petite danse, et c'est d'ailleurs le cuistot qui anéanti le mioche armé. Prairie accourt, ne sert à rien à part être la cinquième personne et se prend au passage une balle perdue. Bon. Là, elle est emportée par l'ambulance et voilà le gaillard qui court après disant vouloir la rejoindre. Où ? Pour quoi faire ? "Emporte-moi" qu'il disait ! Si quelqu'un a une explication, je suis preneur, même si je commence à en avoir marre à essayer de trouver un sens à cette série qui restera pour moi une escroquerie.

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Article écrit par Culturemania le lundi 02 janvier 2017 à 21:31

Commentaires

ah ouais! pourtant ça avait effectivement l'air bien au début de ton explication! Dommage!

Ecrit par Nana Scleunrk le mercredi 04 janvier 2017 à 13:17

Oui, c'est pour ça je crois que ça m'a autant foutu les boules. Y'a un potentiel dans cette foutue série !

Ecrit par Vincent le dimanche 08 janvier 2017 à 00:02

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