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Gobb'it

Article écrit par Nana Scleurnk le samedi 19 novembre 2016 à 12:26
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Et comme l’a souvent dit Jesus-Caméléonus, maître spirituel de l’île Sauvage : « Gobez-vous les uns les autres. »


Créé par : Paul-Adrien Tournier, Jean-Baptiste Fremaux et Thomas Luzurier

Illustré par : Nicolas Fumanal

Edition : Oldchap Editions

Collection : Table Rase

Nombre de joueurs : 2 à 8

temps de jeu : 5 à 15 minutes

Ce jeu de cartes est basé sur la chaîne alimentaire. Quatre types d’animaux entrent dans la danse. Il y a d’abord les mouchtiks, ces espèces de gros insectes volants bien gras et bien juteux. Ceux-ci sont gobés par les caméléons aux langues bien pendues qui eux-mêmes sont gobés par les serpents aux crochets acérés. Et puis il y a les gros gorilles, qui eux ne mangent personne mais assomment tout le monde. Mais il faut savoir que pour d’obscures raisons, ces drôles de bêtes ne s’entre-gobent que lorsqu’elles sont de la même couleur.

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D’accord, mais comment ça marche concrètement ? Et bien chaque joueur a un tas de cartes devant lui, face cachée. Ensuite, un peu comme à la bataille, ils retournent à tour de rôle une carte devant eux de manière à ce qu’elle soit vue par tous. (Le joueur qui commence est celui qui a le plus gros appétit.) La pile de carte face visible qui se formera devant chaque personne est appelée défausse personnelle. Pendant un tour, le joueur incarnera le rôle de l’animal présent sur la carte du dessus de sa défausse. Par exemple, si je suis momentanément un serpent, je dois guetter les cartes des autres joueurs pour pouvoir gober un caméléon de ma couleur s’il s’en présente un. Pour le gober, facile : il faut taper dessus. (Sur la carte hein, pas sur le joueur ! On est pas des sauvages !) Parfois je peux être à la fois proie et prédateur : c’est le cas si je suis un caméléon. Je dois donc à la fois gober les mouchtiks et me protéger des serpents. Pour se protéger, il faut mettre la main sur sa défausse personnelle pour empêcher le prédateur de taper vos cartes. Si je suis un mouchtik, je ne suis prédateur de personne… Je ne fais que protéger mes cartes au cas où un caméléon voudrait me gober. Si je suis gorille, je réfléchis pas, je tape sur tout ce qui porte la même couleur que moi.

Celui qui gobe l’autre prend les cartes de sa défausse et les met sous son tas à lui. Et donc le gagnant est celui à qui il reste des cartes quand tous les autres sont dépouillés.

Évidemment, le but est d’aller le plus vite possible. Donc des fois on se trompe… On se protège de manière paranoïaque alors que personne n’a même essayé de nous gober, on essaie de gober un prédateur bien plus gros que nous… A ce moment, notre défausse personnelle est placée dans le « cimetière », au centre de la table. Une autre règle apparaît alors dans le jeu : chaque fois que des mouchtiks des trois couleurs différentes sont apparents, tout le monde doit taper sur le cimetière en criant très fort « Goooooobb’iiiit !!! ». Le premier qui tape remporte la défausse du dernier… Comme c’est cruel.

Voilà pour la règle générale, en gros. C’est pas très compliqué, et ça peut aller très vite. A ne pas tester avant d’avoir pris sa dose de caféine matinale… Votre cerveau ne suivrait pas.

Ce jeu est vraiment excellent ! Cela fait un peu plus de trois ans que nous l’avons acheté, et je ne sais pas combien de parties nous avons fait, mais au moins plusieurs centaines… Et il ne s’épuise pas ! C’est assez incroyable, on rigole toujours autant. A deux, à six ou à huit, peu importe… Quand on joue avec des gens qui ont l’habitude, la partie devient un truc d’experts : ça va très vite, ça part dans tous les sens, la situation peut se retourner d’un moment à l’autre. Quand on fait découvrir le jeu à des amis, que de rires et fou-rires ! Alors si en plus la soirée est accompagnée d’une bouteille de vin… C’est un coup à mourir de rire pour de vrai.

En plus de la règle de base que je vous ai décrite plus haut, il existe une variante experts, c’est à dire que la règle change en fonction du dessin qu’il y a sur le dos de la carte placée au cimetière. Par exemple, la chaîne alimentaire est inversée, les animaux ne gobent plus que les bestioles qui ne sont pas de leur couleur, la chaîne alimentaire n’est plus liée à l’espèce mais à la couleur, il faut dire le prénom du joueur à qui on veut gober une carte avant de taper, les joueurs retournent leur nouvelle carte tous en même temps… Et bien sûr, la règle change à chaque fois qu’il y a une nouvelle carte au cimetière… Bref, c’est un coup à devenir cinglé !

Gobb’it est conseillé à partir de 8 ans. Je pense qu’il est accessible avant, mais comme d’habitude, cela dépend de l’enfant en question… Mais grosso modo, il suffit qu’il ait un peu de réflexe, qu’il sache respecter le tour de rôle et qu’il ne soit pas trop dans la lune pour pouvoir jouer, en tout cas pour le mode général.
Les parties sont très courtes, cela va de 5 à 15 minutes environ. On peut donc y jouer partout, n’importe quand, et avec n’importe qui. Et en plus, il n’est pas cher...

Un conseil avisé: enlever les bagues, bracelets ou autres attributs susceptibles de péter/griffer/arracher/défoncer les mains et/ou les doigts de vos adversaires… Comme dit plus haut, on est pas des sauvages… mais quand même !

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Article écrit par Nana Scleurnk le samedi 19 novembre 2016 à 12:26

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