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Ed The Happy Clown

Article écrit par Culturemania le samedi 01 août 2015 à 02:33
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Je me lance après avoir beaucoup hésité parce que je vois pas comment je vais pouvoir parler de ce bouquin. J'en suis environ à la moitié, au moment où ils ont repêché Ronald Reagan de l'entonnoir de merde qui se déverse dans la dimension X. Et maintenant je vais bien devoir justifier cette dernière phrase, qui est aussi absurde que celle prononcée par ma vieille voisine hier soir tard sur le palier : 'moi ce que disent les gens, parfois ça rentre par une tête et ça ressort par l'autre'.


Scénario : Chester Brown

Dessin : Chester Brown

Editions : Cornélius

Tout commence par un fouillis incroyable. Le début de ce bouquin est tellement bordélique que je me suis demandé si j'allais arriver à aller jusqu'au bout tellement ça n'avait pas de sens. Plein de mini-histoires qui n'ont pas forcément l'air de se recouper entre elles. Putain Duc, on sait qu'on est sur un truc pas conventionnel. Mais notre esprit forgé à la structure d'un enseignement scolaire presque vulgaire nous interdit le non-sens et crée irrémédiablement un blocage. Et on déteste ça. On veut pas de ce blocage, mais il est là, et on se sent maudit. Puis on continue. Et entre le Clown qui mange des chips, le visage du Christ sur un bout de scotch et un homme de ménage qui découvre qu'il lui manque une main, on se dit qu'on atteint des sommets. Mais attend, t'as pas tout vu.

Donc là, on va boire un coup, la bouteille de martini sera notre souffre douleur pour la soirée, ça tombe bien, y'en a plus. Et on découvre ce qui va nous rapprocher de la première phrase bizarre de l'introduction. Une double page nous introduit un nouveau concept : celui du mec qui ne pouvait plus s'arrêter de chier.

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"Hum, ça n'a pas l'air de s'arrêter [...] tôt ou tard, je vais finir par manquer de place ici."

Et puis, au XIII siècle, une femme préfère couper la main de son mari qui se masturbe trop à son goût. Ah, la main coupé, on se sent sur le retour. Une connexion et nous voilà rassuré. Mais attend. Parce qu'il se trouve que le Président Reagan et ses conseillers doivent faire face à une nouvelle situation : la population entière des USA s'est mise à chier sans pouvoir s'arrêter. Il y a des gros tas de merde partout dans les villes qui empêchent la libre circulation, et ça, c'est très embêtant. Tout ceci histoire de vomir sur le mode de vie actuel guidé par la surconsommation. On commence à sentir le truc venir.

" - Ne serait-il pas plus logique de limiter la consommation ? Et pourquoi ne pas recycler la merde en engrais ?
- Nancy tu permets, nous essayons d'avoir une discussion sérieuse !!"

Quand soudain, on a découvert une nouvelle dimension !!! Le fermier Smith a découvert l'autre dimension, appelée Dimension X, dans le champs, là-bas. Pas facile de faire pousser quoi que ce soit avec toute cette merde partout, mais ici, ce petit trou va nous mener vers une autre dimension. Le président voit en cette dimension ce qui pourrait être un parallèle avec nos mers et nos océans : un dépotoir pour notre surplus de merde. Finalement, c'est très politique tout ça. Et encore, je ne vous ai pas encore parlé du peuple des Pigmés qui vivent dans les égouts. Et puis si je vous dit que lorsqu'on passe dans ce petit trou vers la Dimension X, on arrive en fait dans le.....dans le.... le.... Allez, je vous laisse découvrir ou cela mène, car ça m'a vraiment fait pouffer de rire, et je voudrais pas vous spoiler ça.

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Article écrit par Culturemania le samedi 01 août 2015 à 02:33

Commentaires

Délirant à souhait !

Ecrit par seb le mercredi 05 août 2015 à 10:20

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