cover

Est-ce qu'on pourrait parler d'autre chose ?

Article écrit par Culturemania le vendredi 29 janvier 2016 à 21:19
likes
1 personne a aiméAdd Like
En ces temps où tout semble merdique, il nous reste encore les bonnes surprises de librairie. Parfois achetées au hasard, parfois fruits d'un long calcul prémédité, les voilà dans nos mains et celles de nos potes qu'on a saoulé trop longtemps avec ces bonnes lectures. La chance que j'ai, c'est en plus de pouvoir vous saouler même ici sur Internet, lieux où nous passons tous trop d'heures chaque jour. Mais c'est peut-être aussi pour nous rassurer, pour nous dire que si un jour on aura tout perdu, on pourra se dire qu'il nous restera ça.


Auteur : Roz Chast

Edition : Gallimard

Encore un bouquin autobiographique. A croire que la vie des autres est diablement intéressante ! On pourrait presque dire que la vie des gens est plus intéressante qu'eux, mais cela n'aurait que peu de sens. Bon, ici, c'est Roz Chast qui va baragouiner de sa vie et plus particulièrement de sa relation distante et compliquée avec ses parents. Pendant ce temps, j'entend au loin que c'est la 25ème saison de Fort Boyard ce qui me semble assez fou.

preview

Alors comme j'ai prêté le bouquin à ma prof de dessin et que je l'ai lu il y a déjà quelques semaines, je risque de manquer de précision, mais Georges et Elizabeth Chast vivent à Brooklyn depuis toujours, dans leur petit appartement, toujours. Ils sont d'origine Russe immigrés aux USA au début du siècle dernier. En 1940, ce bon vieux Georges, déjà plein de phobie dont celle des ampoules demande à sa femme de changer celle du plafonnier. Et puis un drame, un vrai.

"J'étais bien consciente que mes parents avaient eu une vie difficile, beaucoup plus difficile que la mienne."
preview

Ses parents ont eu Roz très tard, ce qui fait qu'elle avait les parents les plus vieux de son école. Et on sait à quel point les enfants sont cruels et drôles : Ta mère est vieille, elle a genre cent mille ans. Ton père aussi il est vieux. Alors ils devraient bientôt mourir. Et oui, ça ne devrait plus tarder. Georges travaille ses angoisses pendant qu'Elizabeth continue à mettre en place sa dictature domestique. Mais l'âge avance et il va bientôt falloir commencer à parler de tout ça, surtout lorsque la maladie entre dans la partie, même si évidement, il est hors de question d'appeler l'ambulance ou d'aller à l’hôpital.

C'est marrant parce que le bouquin est un vrai mélange de pages remplies de cases façon BD et d'autres remplies uniquement de texte. Personnellement, les angoisses du père m'ont fait mourir de rire, notamment sa fixation sur ses "livrets" mais aussi sa peur du grille-pain. Imaginez la scène : un vieux monsieur rigolo qui se tient face au grille-pain avec une future tartine à la main. Là, le visage rempli de panique, il regarde l'objet de terreur en pensant : "OK, mon Dieu, il faut mettre le pain dans l'un des deux trous de cette machine... mais comment savoir LEQUEL !?^$*! ". On se marre vraiment, j'ai eu même 3 ou 4 bons fous rires, mais à la fin c'est tout l'inverse même si on voudrait que ça ne s'arrête jamais. Et puis certaines phrases risquent de faire écho avec notre propre enfance, comme lorsque vos parents vous rabâchent "Je suis pas ton copain je suis ton père" ou "Je suis pas ta copine je suis ta mère".
Voilà, plus de 200 pages que j'ai lues d'une traite, impossible de décrocher. Encore un bouquin génial pour lequel il est infernal de devoir tourner la dernière page.

preview
Article écrit par Culturemania le vendredi 29 janvier 2016 à 21:19

Commentaires

Poster un commentaire :



Vous aimerez peut-être aussi :

cover

Le Tueur

Les patrons de bistrot ne sont pas tous des beaufs qui se limitent a parler de l'extrême droite, des catholiques, des bagnoles, des flics et de l'insécurité. Ils ne sont pas tous dans le 'c'était mieux avant'. Le mien a d'extraordinaires sujets de conversation, et l'un d'eux est la BD. Alors la semaine dernière, il m'a apporté les trois premiers tomes d'une série que je ne connaissais pas en me disant que le type de cette BD lui faisait penser à moi. Alors voyons voir ça. Je précise que ce patron de bistrot ne porte pas la moustache.

cover

Les aventures de Tintin : Tintin au Congo

Voilà une BD qui est dans ma bibliothèque depuis bien longtemps. Je ne l'avais encore jamais lue ni même ouverte. J'avais peut-être trop peur de ce que j'allais y trouver. Au final, à part de l'encre et du papier, je ne pouvais pas y trouver grand chose de plus. Et bien si, car le miracle de l'esprit est de transformer l'encre et le papier en histoire. On sait que celle là va être bien chargée en négros et autres ya-bon-missié, mais il y a autre chose qui m'a paru presque plus ignoble. Si si, c'est possible !

cover

Lou T1 - Journal Infime

Il fallait bien que j'attende que le film sorte au cinéma pour parler de cette série de BD signée Julien Neel. Être à la page de l'actualité ne fait jamais de mal, surtout quand on parle de livre. Oui, c'est bien un jeu de mots dans la phrase précédente. C'est peut-être l'écoute du dernier Lady Gaga qui m'a provoqué cette envie. En tout cas, Voici le Tome 1 de cette série de 6 et bientôt 7 tomes. Alors qui est cette fameuse Lou ? Qui sont ses amis, sa mère, son chat, son amoureux, son monde ? C'est tout de suite, et c'est sur Culturemania. Magnéto Serge !

Consulter les articles du même genre...



Participer à Culturemania

S'inscrire

Inscription

Inscrivez-vous et prenez la plume pour publier vous-même des articles sur Culturemania ! On vous demandera le minimum : un pseudonyme, un e-mail valide et un mot de passe savament choisi. Le reste, c'est si uniquement si vous le décidez !

Espace rédaction

Redaction

Déjà inscrit ? Alors direction l'espace rédaction de Culturemania pour vous lancer et rédiger vos articles ! Textes, images, vidéo, citations, utilisez toutes les options disponibles pour donner à vos articles ce petit truc qui fait qu'on le lira jusqu'au bout !

Informations

A Propos

Vous voulez en savoir plus sur Culturemania et son mode de fonctionnement ? C'est par ici ! Tout a été fait pour se simplifier la vie au maximum. Nous avons fait le choix de vivre avec les machines alors autant que ce ne soit pas pour se pourrir la vie !