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La femme aux cartes postales

Article écrit par Culturemania le dimanche 30 octobre 2016 à 14:34
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C'est tout récent, mais ça va nous faire replonger dans plusieurs événements du passé. Certains que l'on connait bien, d'autres que l'on connait moins et d'autres qui sont issus d'une histoire de famille jusqu'à maintenant inconnue. La couverture ne m'a pas inspiré confiance car j'ai une dent contre le jazz depuis bien longtemps. J'avais peur que ce livre soit le récit simple d'une fille de la campagne qui part à la grande ville réaliser son rêve : chanter dans un groupe de jazz. Alors c'est bien le cas, mais c'est en quelque sorte utilisé pour mettre un pied à l'étrier et rentrer dans une histoire bien plus complexe. Les USA, la France et le Canada seront notre décor. 2002 et 1957 seront les deux époques qui finiront par faire se rejoindre ce double récit.


Auteurs : Jean-Paul Eid, Claude Paiement

Editions : La Pastèque

Je l'ai lu d'une traite, et en général c'est assez significatif. Quand on lit un bouquin en une seule fois, il y a deux possibilités : soit on a détesté et on s'est grouillé de tourner la dernière page pour en finir une bonne fois pour toute, soit on a adoré et on n'a pas réalisé ce que l'on faisait. La dernière page se tourne, la conclusion est là, et le retour dans le monde réel est brutal. C'est le deuxième cas qui m'est arrivé.
Rose vit à la cambrousse avec sa mère, ce qui est tout à son honneur. Mais ça ne lui va pas malgré la présence du chat. Elle doit aller s'accomplir ailleurs et que de mieux que Montréal pour être cet ailleurs ? Alors elle laisse sa première lettre et s'enfuie de chez elle, expliquant la démarche. Elle veut aller chanter dans les clubs, devenir célèbre, partir en tournée et vivre la grande vie. Pourquoi pas, et elle ne va pas se gêner. Tout ceci se passe en 1957.

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1957. Rose quitte sa Gaspésie natale en laissant, derrière elle, une lettre sur son oreiller. Elle n’a qu’un rêve en tête: briller sur les scènes des prestigieux cabarets de la métropole. À cette époque, Montréal est un haut lieu de la vie nocturne et l’une des escales obligées des plus grands jazzmen. Les nightclubs brillent de tous leurs feux et la mafia fait des affaires d’or. Mais l’arrivée du rock’n’roll, l’engouement pour la télévision et l’élection du jeune et incorruptible maire Jean Drapeau va sonner le glas de cet âge d’or.

Maintenant, on va avancer un peu dans le temps et passer directement en 2002. Il y a un mec qui s'appelle Victor Weiss. La CIA lui met la main dessus pour lui poser quelques questions. Car le problème avec ce Victor Weiss, c'est qu'il devrait être mort. Et pour cause : on a retrouvé son ADN dans les débris des tours jumelles effondrées en 2001. Impossible ! Et bien si, le cadavre est bien vivant, ou alors c'est qu'il y a autre chose. Et justement, il y a autre chose. Victor a été adopté à la naissance, et la seule explication au fait que son cadavre ai été retrouvé est la suivante : le cadavre appartenait à un jumeau.

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2002. En Gaspésie, un étranger vient d’acquérir une maison abandonnée mise aux enchères; photos aux murs, vieux piano désaccordé et au fond d’un garde robe, un terrible secret de famille…

Bingo, Victor part alors sur les traces de ses origines. En 1957, Rose réussit tout. Elle devient chanteuse, célèbre et va aller jouer en Floride, à la Nouvelle-Orléans et jusqu'à La Havane. Elle s'envoie des cartes postales pour se créer des souvenirs de cette époque. Et on commence alors à voir les deux histoires se rejoindre. Les dates et les âges des personnages sont déjà un bon indice. Et puis Victor va finir par tomber sur la maison de famille. Voilà pour l'histoire.

Le bouquin fait un peu plus de 220 pages et pèse son poids. Je pense que la meilleure chose à faire est de le lire à la maison, sous une petite lampe à lumière jaune, avec éventuellement de la musique d"époque. Bon, moi je l'ai lu en écoutant la bande originale de Game of Thrones ce qui n'a pas grand chose à voir, mais comme je vous l'ai dis, je supporte mal la musique jazzy. Tout est dessiné en noir et blanc, peu importe l'époque du récit. On aurait pu imaginer de la couleur pour la période de vie de Victor en 2002, mais finalement, ça aurait aussi pu paraître étrange et casser le récit des deux histoires et le fait qu'elles se retrouvent. Et bien sûr, c'est toujours aussi génial pour nous français de découvrir de nombreuse expressions purement québécoises ! Ciboire !

Article écrit par Culturemania le dimanche 30 octobre 2016 à 14:34

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