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Le Combat Ordinaire

Article écrit par Culturemania le mardi 27 octobre 2015 à 21:41
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Encore une merveille tombée du monde de la bande dessinée. Le Combat Ordinaire est l’histoire de Marco, un mec qui va devenir notre pote au fil des pages. Ces 4 albums sont maintenant vendus sous la forme d’une intégrale alors c’est parfaitement le moment de découvrir cette aventure. Marco en chie avec la vie et la vie en chie avec Marco et ce n’est pas peu dire.


Auteur : Manu Larcenet

Dessins : Manu Larcenet

Couleurs : Patrice Larcenet

Pour commencer, Marco suit une psychanalyse à Paris. On sait tous que ce n’est pas fait pour aller mieux mais plutôt pour aller encore plus mal. Vous êtes libre ces 20 prochaines années ? Marco habite la campagne dans une petite baraque pour célibataire. Il a pourtant une copine, Emilie, mais pas question d’emménager avec elle, en tout cas pas pour l’instant.
Lorsqu’il va à Paris pour voir son fumeur de crack de psychanalyste, Marco en profite pour rendre visite à son frère Georges qui habite en banlieue avec sa femme Naïma. En fait, il ne s'appelle pas Georges, mais c'est un clin d’œil à Des Souris et des Hommes. Et comme à chaque fois, il va essayer de se faire passer pour la police en sonnant à l’interphone et comme à chaque fois, les deux frangins vont bien se marrer avec leurs blagues pourries, leurs pétards et leurs jeux vidéo.

"Quand tu es né, j'ai souvent pensé à foutre le camp, à vous laisser tomber ta mère et toi... j'avais tellement peur fils, mais je ne suis pas parti"
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Marco fait des photos, et il en chie pour en vivre, surtout que c’est encore un monde rempli de gros tas de merde qui pensent être les maîtres du monde. Tout ça n’aide pas les crises de panique sociale de Marco. Quand on arrive sur ces cases là, on a vraiment l’impression de péter un plomb avec lui et de vouloir s’enfermer chez soi toute une saison pour ne plus voir personne : saleté de race humaine. Éventuellement, la crise finit par passer, la vie reprend son cours et nous on peut tourner la page et continuer.

"C'est la nature qui nous fait des cadeaux, pas le contraire."
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"Avant d'oublier, je voulais vous dire que je ne vous oublie pas. Papa."

Marco passe parfois par chez ses parents et là encore, la vie est une pute. Les potes du chantier naval, souvent plus poètes qu'alcooliques, sont dans une merde noire et vont devoir faire face à un ignoble plan social. Pendant ce temps, Marco doit réaliser un album de leur sales tronches qui donnera un véritable chef-d’œuvre. Et pour ne rien arranger, son père est en train de sombrer dans un ignoble Alzheimer. Et comme si cela ne suffisait pas, Marco doit faire face à l'évolution des mentalités des ouvriers du chantier avec l'affreuse montée en flèche du front national en France.
Et puis il y a ce voisin bizarre, qui semble être un type super mais qui est en ancien d’Algérie au discours assez perturbant. Quelle est son histoire ? Comment tout cela finira avec Emilie qui ne va pas tarder à vouloir un marmot ? Beaucoup de pages seront sombres et on va en chier avec Marco, croyez-moi, en descendant avec lui dans les plus profondes ténèbres de l'existence. On finira dans un état lamentable, les différents tomes sur les genoux, totalement incapable de revenir à la réalité pendant quelques longues minutes. Mais peut-être qu’au-delà de toutes ces douleurs il y aura un cri qui sortira de la nuit pour nous empêcher de nous tirer une balle dans la tête.

"Des souvenirs, j’en ai plein la tête, pas besoin d’en avoir plein les tiroirs"
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Article écrit par Culturemania le mardi 27 octobre 2015 à 21:41

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