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Sous l'entonnoir

Article écrit par Culturemania le vendredi 20 février 2015 à 20:00
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J'entends des pas dans les couloirs, jamais pressés. Les portes s'ouvrent, et les bruits disparaissent. J'ai un pyjama bleu, mais pas d'entonnoir. Quinze ans après, Sibylline raconte, au travers des mots d'Aline, son séjour à l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne, à Paris. C'est ce que l'on peut lire sur la quatrième de couverture de Sous l'entonnoir. Mais pour vraiment donner le ton, voilà une petite suite : c'était mon spectacle de danse. J'ai attendu que maman vienne me faire mon chignon... Elle n'est jamais arrivée. Ce jour-là, elle s'est tiré une balle de carabine dans le ventre. J'ai 7 ans, et je n'ai plus de maman. Ah voilà.


Scénario : Sibylline

Dessins et couleur : Natacha Sicaud

Editions : Delcourt

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C'est l'histoire d'Aline qui s'est faite admettre en psychiatrie après avoir voulu se nourrir de Lexomil et de Stilnox. Faut avouer que des BD témoignages de séjours à Sainte-Anne c'est plutôt rare. Tout est très vert et très pâle histoire de nous filer le malaise des salles hospitalières. On a presque l'odeur. Finalement, y'a pas grand chose à dire. Je viens de retourner quelques pages pour essayer de trouver un truc intéressant à vous raconter, mais j'ai fait chou-blanc. Aline nous montre ses repas, ses balades, ses sorties et ses prises de médicaments. On y voit aussi les autres pensionnaires, avec surtout celle qui est dégueulasse et qui mélange les langues quand elle parle. J'étais surtout curieux de voir ce personnage, qui m'a été décrit comme un collègue commune avec celle qui m'a prêté le bouquin.

"Même la nuit ne rapproche pas les gens. Même les silences hurlent."

Mais je me retrouve un peu comme un con a essayer de vous raconter ce livre. Y'a vraiment un côté "Vol au dessus d'un nid de coucou". Et puis les rendez-vous avec l'équipe médicale pour la fameuse évaluation. Et non, c'est pas encore cette semaine qui tu quitteras cet endroit infâme. Comment aller mieux alors qu'on est entouré de gens qui vont mal ? Finalement, on s'adapte, et même si on allait bien, on finit par être comme les autres. Haut les mains, personne ne bouge. Prend tes pilules, avale, et surtout n'oublie pas le prochain round. Je sais plus qui a dit "Si tu n'as rien a dire, tais-toi" .... Socrate ? Platon ? Bon. Article bizarre pour une BD bizarre. Mais lisez, lisez des BD.

"Nous sommes les patients invisibles de psychiatres absents. Le ralenti des jours dépeuple les couloirs. Mais à l'heure du déjeuner, les morts se réveillent."
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Article écrit par Culturemania le vendredi 20 février 2015 à 20:00

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