cover

Bazaar

Article écrit par Culturemania le dimanche 06 avril 2014 à 18:41
likeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikeslikes
16 personne(s) ont aiméAdd Like
L'ouverture d'un nouveau magasin, dans une petite ville, fait figure d'événement. Dans Bazaar, sortit en 1993 chez Albin Michel, Stephen King nous amène dans la petite ville Américaine de Castle Rock pour nous raconter l'ouverture du Bazar des rêves. Que peut-il se cacher sous ce nom bizarre ? C'est ce que se demandent tous les habitants de la petite bourgade à la veille de l'ouverture des portes. Seul une pancarte qui pend dans l'entrée par un bout de ficelle peut venir nourrir leur imaginaire : "Le Bazar des Rêves, un nouveau genre de boutique. Vous n'en croirez pas vos yeux !".


Titre original : Needful Things

Auteur : Stephen King

Stephen King écrit souvent deux sortes de livres. D’un côté, on trouve des huis-clos, ou interviennent une petite poignée de personnage, comme dans La peau sur les os, ou La petite fille qui aimait Tom Gordon. D’un autre côté, on trouve des pavés qui nous plongent dans un endroit où l’on fait connaissance avec toute une population, et où on apprend en détail l’histoire de chacun, sans jamais se perdre pour autant. Bazaar fait partie de cette deuxième catégorie. Accrochez-vous, presque 900 pages en format poches, et vous saurez tout de la petite ville de Castle Rock et de ce que le Bazar des rêves leur réserve.

"Une poudrière où s'accumulent et se déchaînent toute la violence et la démence que recèle l'âme de chacun. Jusqu'à l'implosion"

preview

Du mal, encore du mal. L’ouverture est proche, et Brian, un des gamins de l’histoire aura le privilège de rencontrer Leland Gaunt, propriétaire du Bazar des rêves. C’est un homme qui sait attirer la sympathie de tous. Les objets qu’ils proposent semblent en effet tous magiques, comme ce bout de bois censé provenir de l’arche de Noé elle-même, ou encore cette carte de jeu inestimable de Sandy Koufax dont Brian a tellement envie. Ça tombe bien, elle est signée à son nom. Etrange, mais après tout, il y avait d’autres Brian qui auraient pu se la faire dédicacer. Chacun des objets proposés semble être exactement ce de quoi chaque habitant a besoin pour calmer sa misère humaine. Ces objets semblent inestimables, et pourtant, c’est là qu’est toute la subtilité. Que répondrait-on si on nous demandait le prix que l’on donnerait à un objet que l’on veut absolument posséder ? Difficile à dire. Mais monsieur Gaunt a là une toute autre manière de vendre ce qu’il possède. En effet, la personne donne l’argent qu’elle peut, largement insuffisant bien sûr. Mais pour compléter, cette personne devra rendre un petit service à Monsieur Gaunt, ou plutôt, jouer une petite farce à quelqu’un pour lui. Et c’est précisément ce qui va déclencher la machine machiavélique qui mettra la ville à feu et à sang.

"King, ou l'art de rayer une ville de la carte par la seule force de la haine. De ces haines qui vous font mourir ou tuer"

Je n’ose pas en dire plus, de peur de vous raconter le meilleur, mais l’action ne tardera pas, et tous les personnages une fois en place, le jeu pourra commencer. Sauf que cela n’aura rien d’un jeu. L’équilibre fragile des relations entre les habitants d’une même ville sera à bien vite déréglé. Il suffit souvent d’un petit coup de pouce, ou plutôt d’une petite allumette pour tout dévaster. Et cette fois, l’allumette s’appelle Leland Gaunt.

Article écrit par Culturemania le dimanche 06 avril 2014 à 18:41

Commentaires

Un film a aussi été tiré de cette histoire. Ed Harris y joue le Shérif Pangborn. En français, il s'appelle Le Bazaar de l'épouvante.

Ecrit par CultureMania le dimanche 06 avril 2014 à 19:16

Poster un commentaire :



Vous aimerez peut-être aussi :

cover

Charlie

Et si une enfant de 8 ans pouvait foutre le feu à la Terre ou la faire se séparer en deux comme une noix par la simple force de sa volonté ? C’est bien ce qui pourrait se passer s’ils décident de la pousser à bout. Qui ? Charlène McGee, mais tout le monde l’appelle Charlie.

cover

Promenons-nous dans les bois

Si vous aimez la montagne, que vous avez toujours eu envie de traverser les Appalaches, mais que vous êtes trop fainéant pour le faire - et puis bon, c'est beaucoup trop loin de toute façon, pourquoi ne pas le faire en le lisant ? Et quel meilleur auteur choisir lorsque l'on veut voyager sans que cela ressemble à du Lonely Planet imbuvable, tout en profitant d'une sacrée dose d'humour ? Il existe un homme pour ça, qui a traversé quelques pays et qui a eu l'excellentte idée d'être aussi écrivain, et cet homme s'appelle Bill Bryson.

cover

Joyland

On a tous traîné notre bosse dans les fêtes foraines. Et là je ne parle pas de ces immenses et immondes parcs à thèmes. Je parle des fêtes foraines. On y a tous traîné. On a tous pris notre première chenille infernale, on s'est tous cassé la gueule dans les roues du palais du rire, on a tous failli vomir sur ces bolides qui nous remuent dans tous les sens et enfin on a tous grimpé sur ces grandes roues qui nous font découvrir de haut le monde qui nous entoure. Mais surtout, on a tous flippé en voyant la double porte noire s'ouvrir alors qu'on était assis et bloqué par la barre métallique du petit wagon qui allait nous amener dans la maison de l'horreur. Les grosses lettres vertes de l'entrée nous avait prévenu : "Entrez si vous l'osez".

Consulter les articles du même genre...



Participer à Culturemania

S'inscrire

Inscription

Inscrivez-vous et prenez la plume pour publier vous-même des articles sur Culturemania ! On vous demandera le minimum : un pseudonyme, un e-mail valide et un mot de passe savament choisi. Le reste, c'est si uniquement si vous le décidez !

Espace rédaction

Redaction

Déjà inscrit ? Alors direction l'espace rédaction de Culturemania pour vous lancer et rédiger vos articles ! Textes, images, vidéo, citations, utilisez toutes les options disponibles pour donner à vos articles ce petit truc qui fait qu'on le lira jusqu'au bout !

Informations

A Propos

Vous voulez en savoir plus sur Culturemania et son mode de fonctionnement ? C'est par ici ! Tout a été fait pour se simplifier la vie au maximum. Nous avons fait le choix de vivre avec les machines alors autant que ce ne soit pas pour se pourrir la vie !