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Guns N' Roses - Use Your Illusion

Article écrit par Culturemania le dimanche 11 octobre 2015 à 03:39
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Les cons diraient que cela ne nous rajeunit pas. Moi je m'en tape, parce que comme vous avez pu le remarquer si vous zonez de temps en temps ici, la nouveauté n'est pas souvent à la page. Pour ma part, la nouveauté m'emmerde et en musique particulièrement, où les saloperies de ces 10 dernières années atteignent l'état de grâce de la face cachée du vide ordure. Alors retour au tout début des années 90 avec du bon, du gros, du lourd, du gras, du sale. La sueur était au menu.


Membres : Axl Rose, Slash, Izzy Stradlin, Duff McKagan,
Matt Sorum, Dizzy Reed

Année de sortie : 1991

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Je ne vais pas faire un texte chapitré avec autant de retours à la ligne que de chansons en décrivant la ligne mélodique, les tonalités et les structures des chansons, bien sans faut. Non, je vais faire un truc bordélique en commençant par raconter ce qu'était le passé. Le passé, c'est mon époque. Les jeunes me semblent de plus en plus jeunes ce qui rend les autres de plus en plus vieux et ce, de plus en plus vite. Bandes de petits merdeux et de petites merdeuses. A une époque existait les cassettes audio. Elles sont l'ancêtre du Compact Disc, le CD, qui lui-même est déjà aujourd'hui un ancêtre plein de croûtes et qui puent. C'était ce petit objet remplit d'une bande magnétique enroulée autour de deux bobines en plastique. Par un procédé mécanique et magnétique, cette chose introduite dans un radiocassette produisait de la musique. Ce qui est vraiment génial, c'est que ces cassettes sont devenues aujourd'hui des choses magiques. Plus de monde peut expliquer la musique numérique que le fonctionnement d'un vinyle ou d'une cassette. L'oublie rend les choses magiques, l'habitude les rend banales. Maintenant que les bases sont posées, direction 1991 où les temps étaient bien différents.

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Dans les années 90, lorsqu'un album sortait, on n'avait pas beaucoup de choix. Déjà, il fallait savoir qu'il sortait, ce qui n'était pas si évident si on y réfléchit bien. Alors le samedi après-midi ressemblait à un pèlerinage où le bout du chemin ne serait ni la vierge ni toute autre salade mais bien le plaisir de tenir entre ses doigts l'objet tant convoité. L'argent de poche recueilli, seule la route restait à faire. On montait en ville à pied car prendre le bus nous aurait fait perdre les quelques francs nécessaires pour passer à la caisse sans devenir un hors-la-lois. Et puis plus on approchait, plus les doutes devenaient terribles. Des questions simples qui auraient pu en un claquement de doigt nous pourrir la vie : le magasin était-il bien ouvert aujourd'hui ? Restera-t-il des cassettes en rayon ? Et si l'apocalypse avait ravagé tout le quartier ? L'horreur et le désenchantement n'auront jamais eu autant de portes d'entrée. Et puis finalement, la cassette est là, le pognon disparaît de nos poches et le retour se fera en s'extasiant devant les rares photos du groupe perdues entre les paroles des chansons. Ce plaisir parait aujourd'hui idiot car il suffit de taper Guns N'Roses sur Google pour avoir des milliers de photos, de vidéos et de paroles avec les traductions en 15.000 langues. Mais en ce temps-là, la moindre photo était aussi précieuse pour nous qu'un prisonnier de Guantanamo pour l'oncle Sam.

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L'album numéro 1 sorti en 1991 est le troisième du groupe. Il est publié en simultané avec Use Your Illusion 2. Je me souviens aussi d'une cassette VHS d'un concert des Guns. Je trouvais ça épatant car le concert commençait alors qu'il faisait encore jour et se terminait lorsque la nuit était aussi noire qu'un ami de Nadine Morano. Axel Roses chantait en dansant selon la méthode Axel Roses et avait un gros ruban dans les cheveux. Après quelques chansons, un gros monstre gonflable prenait place. Il était immense, j'étais fasciné. Je me souviens aussi que Lenny Kravitz était l'invité du jour pour chanter un truc qu'on fredonnait en quelque chose de phonétique qui devait ressembler à "éh ma ma ma cééé". C'était en fait les paroles de la chanson Always On The Run où il répète ce que sa maman a pu lui dire.

Tout ça pour dire que de toutes ces chansons, aucune n'a vieilli. J'aimerai tellement voir les réactions des gens si un tel album sortait aujourd'hui. Je ne peux pas imaginer qu'il ne plaise pas ou en tout cas qu'il puisse laisser indifférent. Il y a 25 ans, tout ceci n'était pas très connu, c'était du Hard Rock de garage, les USA paraissaient si loin et je ne crois pas qu'on appelait encore ça du Métal. Mais quelle merveille. Je ne sais plus trop quel âge je pouvais avoir la première fois que j'ai entendu Live & Let Die, November Rain, Don't Cry ou encore You Could be Mine. Ce qui est génial, c'est que même ceux qui ne connaissent pas les Guns les connaissent à travers des chansons comme Knockin' on Heaven's Door ou Sweet Child o' Mine (ose dire que ces titres ne te disent rien !). En France, la mélodie de Live and Let Die avait même été choisie pour assurer le générique de l'émission politique L'Heure de vérité sur Antenne 2. Bon sang... Antenne 2 !
Mais à cette époque, les Guns n'étaient pas les seuls à faire vibrer nos radiocassettes ! Mon frère avait sa pile de Metallica, et moi la mienne d'un tout autre groupe, tout aussi mythique. Peut-être qu'un jour j'en parlerai ici. Mais ça, c'est une autre histoire pour une prochaine fois.

Article écrit par Culturemania le dimanche 11 octobre 2015 à 03:39

Commentaires

Entre celui-là, le Black Album de Metallica ou Nevermind de Nirvana, le dieu du rock était sacrément en forme en 1991.

Ecrit par Sowilo le dimanche 11 octobre 2015 à 11:27

Et en 92, Fear of the Dark de Iron Maiden :) Même si Powerslave de 1984 reste mon préféré.

Ecrit par Vincent le dimanche 11 octobre 2015 à 11:31

Le morceau you could be mine fait partie de la BO de terminator 2

Ecrit par Fab le dimanche 11 octobre 2015 à 14:46

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