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La bande à Renaud

Article écrit par Culturemania le dimanche 13 juillet 2014 à 19:15
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Je vais pas me faire des amis dans la scène dite musicale, car je viens d'écouter l'album de La Bande à Renaud. Mouais, déjà le titre m'a un peu hérissé le poil. Dans la soi-disant bande à Renaud, j'aurais plutôt mis Coluche, Bruant, Miou-Miou ou Romain Bouteille, Audiard, Pagnon, etc. Ecoutez sa chanson 'Mon bistrot préféré', vous verrez. Mais bon, ils sont soit morts, soit pas des chanteurs, alors je me lance dans l'écoute, plein de bonne foi. Et la rage m'emportera.


Et même la pochette de l'album m'a insupporté ! Je me souvient d'un truc que disait Renaud lorsqu'il faisait des concerts avec son foulard rouge. Il disait que tous les mecs dans la salle portaient comme lui le fameux foulard, et ça lui plaisait pas trop, lui donnant l'impression de voir des petits Renaud partout, et qu'on lui piquait en quelque sorte son identité. Bref, j'ai dis que j'allais pas m'arrêter à ça et écouter les titres. Je pense que je vais être très sévère.

Premier titre, Manu. Aucun intérêt. Jean-Louis Aubert n'a plus de voix, alors qu'il arrête de nous emmerder. Il fait des longueurs sur certaines syllabes qui sont horribles, et ne colle par avec la guitare à l'arrière. Mistral Gagnant par Cœur de F.. ! Pirate. Ai-je besoin d'aller plus loin ? On dirait Chantal Goya en pire. Heureusement, le piano reste magnifique. Et puis arrive Bénabar sur La pêche à la ligne. Encore une fois, l'orchestration retravaillée est sympa, et c'est peut-être la reprise que j'ai le moins détesté.

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Et puis là c'est terminé, car c'est le tour du King of Cool, Disiz sur Laisse béton. Déjà, c'est invivable, et en plus, on entend une autre voix en réponse aux paroles qui enchaîne les "ah anh ? ", "oh ouais ?" ou autres "carrément". Une boite à rythmes derrière, et à 1:22, je décide d'arrêter le calvaire. Chanson suivante. Et heureusement, là, ça reste honnête, comme un poisson bien pêché et bien nettoyé. Ça tombe bien, c'est le titre Il pleut, qui raconte que Lolita veut s’émanciper de ses parents à cause d'une histoire de Téloche à la con. Puis vient Pierrot par Raphael, et là encore, rien de neuf, rien de bien, mais rien de mal. Next. Je brûle. Car Naruto, aussi connu sous le nom de Nicolas Sirkis, se lance dans l'impardonnable Hexagone, chanson si vieille et malheureusement toujours si vraie. Bon, on a l'air de lui couper le souffle à la fin de chaque mot, sauf pendant les refrains. Autant le faire chanter dans un pot à cornichons. Ici, même la musique ne va pas. Allé, contre tout chacal, retourne dans ta vallée infernale. Next.

Biolay. Next.

Et là ça frôle le cliché. Pour La Ballade Nord-Irlandaise, qui va-t-on bien pouvoir mettre ? Une chanteuse Irlandaise ? On a pas. Une chanteuse du Pays de Galles ? On a pas non plus. Mais attend, on a une Bretonne ! Ouais, ça ira, à vol d'oiseau, c'est pas si loin, et puis c'est presque pareil, quand il pleut à gauche, il pleut au nord. Nolwenn Leroy, oh que les français l'aiment bien, elle est naturelle, proche du peuple et tellement abordable. Encore une fois, quel intérêt ? Et pourquoi faire un petit "Hyyyaahh" à 1:58 ?? Elle a bien compris de quoi parle la chanson ? Je sais pas si les enfants de Belfast se prenaient aussi pour des pirates. Et puis pour En cloque, ils ont décidé que l'harmonica remplacerai l'accordéon. Why not ! Mais là, bin, ça marche pas, eh oui, c'est pas le même instrument. On regrette donc le croisement entre l'aspirateur et la machine à écrire de Jean-Louis Roques. Mais bon, sinon, c'est pas trop mal. Je suis même assez déçu de pas pouvoir plus râler sur cette piste. C'est peut-être l'effet Thiefaine.

C'est quand qu'on va où, chanté par Carla Bruni. Je veux éviter les problèmes, ses avocats seront meilleurs que les miens, alors désolé, mais ce sera un gros NEXT. A moins que quelqu'un ne m'explique pourquoi. Je Suis Une Bande De Jeunes, eh bin j'ai bien aimé. Et ouais, t'y crois pas hein ? Moi non plus, et pourtant. Elle est bien chanté, bien joué, juste, propre, et rigolote. Et voilà La Médaille, une de mes chansons préférées de Renaud. Je commence l'écoute en écrivant ces mots. Ok, c'est Grand Corps Malade, et c'est donc du parlé. Pourquoi pas, c'est son style et je m'incline sur sa voix, comme toujours. Ça colle. Aie, une petite boîte à rythmes vient tout gâcher, Noooon ! Mais pourquoi ! Piano + Fabien, ça marchait, il n'y avait rien à rajouter, comme dans les sauces Uncle Ben's. Bon, et bien c'est encore plus dommage.

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Pour la dernière, Dès que le vent soufflera, tous sont ici réunis. Et moi je m'arrête là. Je suis désolé si j'ai heurté des fans de ceux qui sont présents sur ce disque, mais c'est comme ça, et si ça te plait pas, t'as qu'a pas venir chez moi. Pourquoi faire cet album ? Je comprend pas trop, car ça sonne très album posthume, et je trouve ça flippant. J'espère en tout cas que les retombées de ce disque servent une oeuvre humanitaire, écologique ou animale, un truc qui vaille le coup. Mais ce qui me fait le plus peur, c'est qu'on risque d'entendre des chansons de Renaud dans les Primes Times de TF1, et que ça va leur permettre de faire encore grimper le prix de leurs écrans publicitaires sur le dos de Renaud. Ouh là, cette idée vient de me déclencher une chiasse Alsacienne, alors je vais aller dans une autre pièce faire face à mon destin, et il ne me reste plus qu'à vous souhaiter de faire de plus beaux voyages.

Article écrit par Culturemania le dimanche 13 juillet 2014 à 19:15

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