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Hellfest - Vendredi partie 1

Article écrit par Sowilo le samedi 20 août 2016 à 19:28
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Faire son petit compte rendu après un baptême de Hellfest, sous une forme ou une autre, fait presque partie des traditions. Mais pour qui, pourquoi ? Si vous voulez des comptes rendus de vacances nombrilistes pleins d’autosatisfaction, vous avez votre lot de potes-famille-voisins qui doivent très bien faire le job, et en plus, je n’ai pas de photo d’enfant qui fait ses dents ou de mycose chopée sur la plage à vous montrer. On pourrait parler de musique des heures entières, mais les sites spécialisés débordent de live reports. Alors, je vais faire un peu tout ça à la fois, en espérant vous embarquer un peu, que vous soyez déjà convaincu ou juste curieux. Première partie, le vendredi de cette 11ième édition, en 2016. Bienvenue en enfer !


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Présentation

Le Hellfest est le principal festival dédié aux musiques extrêmes en France, et le deuxième d’Europe. Pour tout amateur du genre, l’affiche proposée est proprement hallucinante et le Hellfest est un modèle d’organisation et de convivialité. Pour les non initiés, c’est un endroit mystérieux où les gens montrent leurs culs sur Canal+, ou un truc perché probablement comparable à un technival sauvage, où il se passe allez savoir quoi. Enfin, pour quelques illuminés qui existent bel et bien et qui ont (ou ont eu) des responsabilités politiques en France, c’est un lieu infernal ou on vénère Satan et d’où se propage une "culture de mort". Je peux vous ressortir des vidéo de l’INA d’il y a quelques années, faciles à trouver.

Pour un festivalier digne de ce nom, le premier jour, c’est le jeudi, même si il n’y a pas de concert sur le site hormi le Metal Corner. Ah si si, même si concrètement ça n’est pas guerre plus qu’une soirée camping, c’est très important. Mais on reparlera peut-être ambiance plus tard, plantons le décors pour le début des hostilités du vendredi. L’Enfer se décompose ainsi :
Les deux grandes scènes (Main Stage 1 et 2), accueillent les formes de musiques les plus traditionnelles, ou considérées comme les plus grand public (heavy métal traditionnel, rock/métal alternatif, symphonique, néo métal etc.). On y trouve aussi des groupes au style plus extrême, lorsque leur popularité impose un grand espace.
Le Temple est une tente qui arbore les célèbres et controversées croix inversées, puisque c’est l’antre du black métal, des trucs folks, Pagan et païens en tous genres. Il est important de continuer à propager les rumeurs selon lesquelles on y sacrifierait de jeunes vierges et des boucs, afin d’éloigner le tout-venant qui semble oser de plus en plus s’en approcher, même la nuit tombée.
L’Althar est un autre espace couvert généralement dédiée au Death métal et autres musiques qui tapent très vite et très fort tout en faisant des bruits bizarres avec leur larynx. Le paradis pour ta tatie Michelle qui s’est enfin réconciliée avec la musique qui ne passe pas sur Nostalgie, depuis qu’elle a découvert Kendji Jirac.
La Valley a des allures de hangar avec des ouvertures latérales. Ici, chaque note compte, le tempo y est lent, long, pesant et parfois écrasant, mais ce qui compte, c’est l’impact émotionnel. On y trouve donc la branche stoner, doom et autres musiques qui savent prendre leurs temps et devenir parfois très expérimentale.
Enfin, la Warzone est le fameux espace découvert où s’exprime le punk, le hardcore et autres variantes incluant aussi parfois le métalcore, parce qu’il faut bien que les métalleux et les punks se mélangent. Cette scène était à l’honneur cette année, car complètement repensée, et ornée de la colossale statue de Lemy Killmister.
Oh, j’oubliais le Métal Corner, un peu à part près de l’entrée du site, une scène sur laquelle se déroule un tremplin pour de jeunes groupes, et où DJs et autres animations se chargent de continuer à faire du bruit pour ceux qui en demandent encore avant et après les concerts. Je n’en parlerai pas parce que... parce que je n’y ai pas mis les pieds.
Les scènes fonctionnent par paires alternatives, ce qui donne aux 50 000 festivaliers quotidiens un choix permanent entre trois concerts, même aux heures de têtes d’affiche.

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Une première fois pour tout !

La fête commence par une monstrueuse file d’attente en raison des procédures de fouille en vigueur cette année, ce que le grand chef déclarera être un point faible de cette édition, pour des questions d’organisations bien sûr, sans remettre en cause la nécessité de sécurité. On dégaine donc le jocker PMR qui dispose d’une file d’attente moins chargée, ce qui permet également de nous faire tripoter de manière mixte, sans nous perdre, c’est plus convivial. Désolé, chacun ses petits avantages. Après un rapide tour d’horizon, on assiste à l’ouverture des Mains Stages avec The Shrine, qui permet gentiment aux quelques présents de se chauffer les rotules.

La Main Stage 1 s’anime pour la première fois avec les hollandais de Delain et leur métal symphonique facile d’accès, mais très agréable. L’intro est travaillée, dévoilant leur propre décor, et sera malheureusement aussi le top départ pour la première averse de la journée, qui nous humidifiera tout le concert.
Le bouchon n’a pas encore déversé tout les spectateurs sur le site, pourtant, même à cette heure-ci, Delain arrive à rameuter quelques fans acquis. Malgré cette situation difficile, il faut franchement saluer la ferveur et le professionnalisme du groupe, qui sait faire les bons choix dans le peu de temps qui leur est impartit. La chanteuse Charlotte est très présente, prend le temps de parler entre les morceaux et parvient à motiver les spectateurs. Pas d’aperçu du futur album, mais un concert plutôt équilibré sur toute leur discographie, avec 2 chansons du dernier EP en date. Un final épique qui fait son petit effet malgré les conditions déjà évoquée, et on se retire de la Main Stage. Voilà qui me confirme que ce groupe sait y faire et est très à l’aise sur scène, ayant dépassé depuis longtemps leur statut initial de simple rejeton de Within Temptation (qui est programmé pour le lendemain au soir). Je leur donne rendez-vous cet automne à Toulouse avec un chronomètre moins ric-rac.

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J’aurais bien été voir Solfald au Temple ensuite, j’aime assez leur mélange improbable de black métal et d’autres choses à priori irréconciliables, comme la world musique ou l’électro. Un artiste peintre était présent sur scène avec eux, et devait réaliser une œuvre en direct pendant la durée du concert. Mais il faut bien faire des concessions, je me retrouve donc un moment sous la Valley à me taper des trucs stoner qui m’en touchent une sans faire bouger l’autre.
C’est l’heure de la première bière in situ, synonyme de récupération de l’éco cup qui me servira de calice pendant 3 jours (oui, le lexique religieux, c’est de rigueur ici).

Un peu plus tard, nous faisons nos premiers pas sous le Temple, en plein milieu de la prestation de Cruachan. Ceux-là donnent dans le black/folk, avec quelques instruments celtiques sur scène. La base reste bien grasse et agressive, et le rendu est étonnamment bien audible à l’arrière de la foule, bien que l’équilibrage de ce genre de sons soit techniquement une vraie galère. Une découverte agréable pour moi, entre le criard du black et les mélodies triviales du folk. La dernière chanson casse le rythme, avec davantage de mélodie et un peu de chant féminin.

Le soleil fait une période de franc retour (temporaire), ce qui nous donne un bon coup de fouet pour nous ramener vers la Main Stage et nous mêler furieusement aux concert des Nashville Pussy. Je ne connaissais pas tellement les chansons, mais la patate du groupe est très communicative, on rentre facilement dans leur gros rock américain qui respire le southern, donc parfait sous le soleil. On n’y a pas été mollo, et la nana guitariste fait l’unanimité autour de moi, même, chose rare, de la part des spectatrices. Ça manque encore de femme parmi les musiciens métal, autre que les chanteuses ! Bien défoulés, on se retire un moment, le temps de tester la gastronomie de l’Enfer et de profiter simplement de l’ambiance entre festivaliers.

La suite de nos aventures du vendredi très bientôt !

Article écrit par Sowilo le samedi 20 août 2016 à 19:28

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